Ahmed El Attar

Notice sur le site du Festival d’Avignon (juillet 2015)



Adolescent, Ahmed El Attar réalise à quel point, en Égypte, le langage est dévoyé. Parents, médias, enseignants racontent une réalité que son expérience du quotidien dément. Aujourd’hui, il ne cesse d’en déjouer les pièges et d’en explorer les potentialités en plaçant le dire au centre de ses créations. Usant de nombreux registres – littérature classique, culture populaire, conversations de café –, il produit des performances qui tiennent à distance les conventions du théâtre sans pour autant les piétiner. Après avoir monté ses propres textes – Le Comité (1998), La vie est belle ou En attendant mon oncle d’Amérique (2000) –, Ahmed El Attar crée des oeuvres composites à partir de livres d’écoles, de serments ou de discours politiques, comme celui prononcé par Nasser en 1956 pour la nationalisation du Canal de Suez (dans F**k Darwin ou Comment j’ai appris à aimer le socialisme). Outre ses activités d’auteur, performeur, metteur en scène, Ahmed El Attar est omniprésent dans le milieu culturel cairote, qu’il veut perturber. Il est, entre autres, le fondateur et le directeur d’un lieu de répétition, les studios Emad Eddin, et d’un festival pluridisciplinaire, le Downtown Contemporary Arts Festival (D-CAF).

© photo Mostafa Abdel Aty

Articles



Accueil > Mots-clés > Metteurs en scène > Ahmed El Attar


Mots-clés dans le même groupe

0 | 20 | 40 | 60 | 80 | 100


Autres groupes de mots-clés